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Plan type d'une abbaye cistercienne

Pour ce qui regarde les abbayes cisterciennes comme vauclair, le plan-type ci-dessous nous donne une idée précise de la disposition habituelle des lieux.
Au centre, se trouve le cloître - espace carré ou rectangulaire à ciel ouvert qui est entouré de quatre galeries couvertes destiné à la circulation des moines.
Autour de cet espace central s'alignent les bâtiment essentiels où la communauté vit dans l'observance des prescriptions d'activités et d'horaire  de la Règle (Regula). De là l'expression : lieux régulier.
Au nord, il y a l'église, toujours orientée vers l'Est. Dans l'aile contiguë orientale, nous trouvons successivement la sacristie et l'armarium, l'importante salle du chapitre, le parloir et la salle des moines (scriptorium). A l'étage de cette aile se trouve le dortoir des moines.
Dans l'aile sud, opposée à l'église, on trouve le réfectoire, le plus généralement perpendiculaire au cloître et flanqué de la cuisine et du chauffoir. L'aile ouest, enfin, était réservée aux frères convers (réfectoire et grand cellier ; dortoir à l'étage).
Mais il ne s'agit là que du coeur du monastère ! En réalité, une abbaye cistercienne était une petite ville enserrée à l'intérieur d'un vaste mur d'enceinte. Outre les bâtiments cités plus haut, on touvait un noviciat, une infirmerie, des bâtiments d'accueil (Porterie et Hôtellerie) et d'importants bâtiments de travail (granges, atelier, étables, eic.).

Plan abbaye cistercienne

a. Eglise e. Chapitre i. Cloître m. Cuisine
b. Choeur des moines f. Escalier du dortoir j. Lavabo n. Ruelle des convers
c. Choeur des convers g. Passage k. Réfectoire des moines o. Cellier
d. Sacristie et Armarium h. Salle des moines l. Chauffoir p. Réfectoires des convers

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Développement de l'abbaye    
 
L'abbaye de Vauclair prospéra rapidement. Plusieurs seigneurs de la région, en particulier Gérard Enfant et Gautier, comte de Roucy, ainsi que sa femme Ermengarde, comptèrent parmi les bienfaiteurs de l'abbaye naissante, dont Barthélémy de Jur, l'évêque de Laon, confirma la fondation en 1141.
En 1142, les recrues étaient déjà si nombreuses que l'abbé Richard, un anglais lui aussi, fonda l'abbaye du Reclus, non loin d'Epernay, sur les bords du Petit-Morin. Son nom lui vient d'un reclus qui vivait à cet endroit.
En 1143, le même abbé Richard signa un accord avec Lambert, abbé de l'antique et célèbre abbaye de Lobbes en Hainaut, au sujet de terres que les deux abbayes possédaient au territoire de Saint-Erme, où l'abbaye de Lobbes avait depuis longtemps fondé un prieuré.
En 1147, l'abbé Pierre 1er (1145-1147) obtint du pape Eugène III une bulle de confirmation de tous les biens de l'abbaye ; bulle qui fut confirmée quelques années plus tard, en 1178, par le pape Alexandre III, dont le texte était connu, mais dont l'original sur parchemin a été retrouvé en 1960 par le secrétaire de mairie de Monceau-le-Neuf-et-Faucouzy, utilisé comme couverture d'un vieux registre des délibérations de la commune.
En 1159, l'abbé Francon de Lobbes donna à l'abbaye de Vauclair tout ce que possédait son abbaye à Oulche et dans les environs, moyennant un cens annuel de quatre muids de vins, à livrer aux moines du prieuré de Saint-Erme.
Plus tard, en 1167, l'abbaye de Vauclair essaima encore en Champagne, non loin d'Epernay, près des sources du Surmelin, au milieu d'un bois de charmes, d'où le nom de la Charmoye donné à cette fondation, qui avait été demandée par Henri, comte palatin de Champagne. Avec le Reclus, ce furent les deux seules abbayes-filles de Vauclair.
En 1176, l'abbé Rodolphe (1156-1178) fit un échange de terres avec l'abbé Jean de Lobbes. Il s'agissait d'abord de Saint-Erme, où les deux abbayes avaient des possessions. La dîme que l'église de Saint-Erme percevait sur ces terres fut cédée à l'abbaye de Vauclair, moyennant un cens annuel d'un muid et demi de froment.
Par ailleurs l'abbaye de Lobbes céda à Vauclair des terres situées au territoire de Sainte-Geneviève, près de Rozoy-sur-serre, moyennant un cens annuel de trois setiers de froment, mesure de Saint-Erme.

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Un crime à Vauclair
 
Elu abbé, à la fin du sombre XVè siècle, Pierre Jonard (1479-1503) sut gagner la confiance du chapitre général de Cîteaux qui le chargea, de concert avec l’abbé de Signy, de visiter l’abbaye féminine du Sauvoir-sous-Laon et d’y remettre de l’ordre.
 
Mais la fin de son abbatiat fut assombrie par un événement tragique. Un moine de l’abbaye, Pierre Yserra ? fut assassiné le 23 octobre 1503 ; et comme un religieux avait pris la fuite, il faut soupçonné d’être l’auteur du meurtre. L’abbé de Cîteaux se rendit sur le champ à Vauclair et prit les mesures les plus sévères contre l’abbé et les religieux. Pierre Jonard et la moitié des religieux devraient être expédiés dans d’autres abbayes très régulières, où ils seraient tenus en prison pendant trois mois, au pain et à l’eau. Les autres religieux demeurés à Vauclair devraient, eux aussi, jeûner au pain et à l’eau jusqu’au prochain chapitre général et prendre la discipline au chapitre tous les vendredis pendant le même laps de temps, le nouvel abbé ne devant pas se soustraire à cette pénitence.
 
L’ancien abbé devrait être écarté pour toujours de Vauclair, et se tenir à la disposition du chapitre général ou de l’abbé de Cîteaux.
 
On devrait exécuter un tombeau de pierre pour le frère assassiné, et chanter pour lui un office solennel chaque année à perpétuité. De plus, l’abbé et les moines seraient tenus d’obtenir au plus tôt, à leurs frais, la punition du coupable et de ses complices.
 
Enfin, on ne pourrait jamais recevoir au monastère les parents ou amis de l’ancien abbé, pour quelque raison que ce soit, sous peine des plus graves censures de l’ordre.
 
Telles sont les mesures d’une extrême gravité prises contre l’abbé et la communauté de Vauclair dans cette tragique affaire, qui reste fort obscure, et dans laquelle on ne saurait dire quelle fut la responsabilité de l’abbé Pierre Jonard, qui devait mourir en 1507.
 
Cette réaction  instantanée et d’une gravité exceptionnelle nous montre qu’à une époque où, comme on l’a dit plus haut, à cause des troubles et des guerres, la violence régnait partout, les autorités de l’ordre voulurent réagir avec la plus grande fermeté pour enrayer le mal par un exemple sans précédent.

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Le colombier
 
Quant il arrive à Vauclair, le visiteur est souvent intrigué par les restes meurtris d’une tour octogonale, avec un revêtement de briques rouges, qui se dressent, à gauche, au-delà de la porterie. Il s’agit de l’ancien colombier de l’abbaye. On sait qu’il s’agissait là d’un droit féodal et que ce bâtiment, que l’on trouve à l’entrée des abbayes et des châteaux, était surtout un symbole seigneurial.
 
Le type de construction de Vauclair, avec sa parure de briques rouges, est assez rare dans le Laonnois et le Soissonnais. Un type identique subsiste, intact, à Laon : le colombier des évêques. Comme celui de Vauclair, il remonte au XVIIè siècle.
 
Dans la longue histoire de Vauclair, le colombier actuel n’est donc qu’un témoin récent. L’histoire l’a pourtant durement balafré de sa griffe meurtrière. Ce sont surtout les tirs d’artillerie des violents combats du Chemin des Dames, en 1917, qui ont fait de l’élégante construction de jadis une silhouette bien meurtrie. Mais d’autres blessures se lisent fort bien sur la corniche de pierre : les traces visibles des mousqueteries « espagnols » du XVIIè siècle. Sans doute, comme dans les églises fortifiées de la Thiérache, les habitants s’étaient-ils réfugiés alors, dans cette solide tour, pour se défendre des incursions des bandes espagnoles ou navarraises.

Colombier.jpg                                             Colombier Abbaye de Vauclair.jpg

Le colombier de Vauclair, avant 1914 (Photo de Victor Lanson, 1909)       Le colombier aujourd'hui

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Armes de l'Abbaye de Vauclair    Jeton médiéval    Sceau d'un fondeur de cloches (XIVe siècle)    L'annonce aux bergers, dans la nuit de Noël. (Miniature d'un manuscrit de Vauclair - XIIIe siècle)
Aquarelle de M. Alexandre Menu (Ecole Normale de Laon) représentant le bâtiment des Frères Convers, en 1903    Gravure d'Edouard Pingret représentant les ruines de l'église abbatiale de Vauclair (XIIIe siècle) en 1821    La porterie de l'Abbaye de Vauclair, avant 1914 (Photo Victor Lanson, 1909)    Vue d'ensemble de Vauclair, avant 1914
Vue aérienne Abbaye de Vauclair 1971    Abbaye de vauclair charpente du batiment des Frères Convers    Plaque de foyer découverte à Vauclair    Les voûtes de la salle du Chapitre, avant 1914

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 Le Saint Père a écrit une lettre à l'occasion du 9ème centenaire de Cîteaux.  Elle est adressée à la "Famille cistercienne plutôt qu'à un Ordre ou une Congrégation en particulier.  Elle fut lue à Cîteaux le 21 mars.

 

Célébration du 9ème Centenaire de  Cîteaux
Aux membres de la famille cistercienne,
à l'occasion du neuvième centenaire de la fondation
de l'Abbaye de Cîteaux

 

1. En cette année où l'Abbaye de Cîteaux célèbre avec ferveur le neuvième centenaire de sa fondation, je suis heureux de m'associer à la joie et à l'action de grâce de la grande famille cistercienne qui, dans cet événement, veut puiser aux sources de son charisme fondateur pour y discerner les promesses d'une nouvelle vitalité. 

 

2. À l'approche du troisième millénaire, alors que l'Église entière se prépare au grand Jubilé, nous faisons mémoire de l'oeuvre prophétique de Robert de Molesme et de ses compagnons qui établirent le "nouveau monastère" en 1098, afin de répondre à leur ardent désir de "s'attacher désormais plus étroitement et plus parfaitement à la Règle du bienheureux Benoît" (Petit exorde), qu'ils relisent à la lumière de la Tradition spirituelle antérieure, tout en l'éclairant par leur lecture des signes des temps. En vivant dans une plus grande authenticité les exigences monastiques, ils allaient trouver l'harmonie intérieure nécessaire à la recherche de Dieu dans l'humilité, l'obéissance et le bon zèle. 
En effet, par l'observance fidèle de la Règle de saint Benoît dans sa pureté et sa rigueur, les fondateurs de Cîteaux, Robert, Albéric et Étienne, donnent naissance à une nouvelle forme d'existence monastique. Leur vie religieuse sera tout orientée vers l'expérience du Dieu vivant, expérience qu'ils feront en se mettant avec leurs frères à la suite du Christ, dans la simplicité et la pauvreté selon l'Évangile. À travers la solitude, ils chercheront à vivre pour Dieu, tout en édifiant une communauté fraternelle. Dans le dépouillement, dans une vie austère et laborieuse, ils s'efforceront de promouvoir la croissance de l'homme nouveau. 

 

3. Le charisme de Cîteaux, qui connaît une rapide expansion, apporte une contribution très importante à l'histoire de la spiritualité et de la culture en Occident. Dès le XIIe siècle, les quatre cents monastères déjà existants sont des foyers de vie spirituelle intense dans toute l'Europe. Pour les Fondateurs et leurs disciples - notamment Bernard de Clairvaux, Guillaume de Saint-Thierry, Guerric d'Igny, Aelred de Rievaulx, Isaac de l'Étoile, Amédée de Lausanne, Gilbert de Hoyland, Baudoin de Ford, Jean de Ford, Adam de Perseigne -, la Règle offre de façon éminente une direction et des conseils pour la vie intérieure. Chez Benoît, ils découvrent une riche doctrine sur l'humilité, l'obéissance, l'amour, la crainte de Dieu; plus encore, ils se trouvent incités à puiser directement dans l'Évangile et chez les Pères de l'Église. 
Très vite, les Cisterciens ont développé une profonde spiritualité basée sur une solide anthropologie théologale, elle-même centrée sur l'image et la ressemblance de l'homme avec Dieu. De même, se déploieront encore d'autres aspects de la vie spirituelle, déjà ébauchés chez saint Benoît, comme la connaissance de soi, les enseignements sur l'amour et sur la contemplation mystique. La dominici schola servitii devient aussi une schola caritatis. On peut voir là un approfondissement du sens de l'homme dans sa capacité d'aimer et de répondre librement à l'amour en se laissant guider par la raison. Cet humanisme se fonde sur l'économie divine et sur la grâce, particulièrement sur l'Incarnation en sa dimension la plus humaine. 

 

4. La réforme cistercienne marquera aussi profondément un renouveau de la liturgie: elle la simplifie et l'unifie. Aujourd'hui, dans des célébrations communautaires empreintes de grandeur et de sobriété, moines et moniales expriment lumineusement leur vocation à la louange divine, à l'intercession pour l'Église et pour le monde, en communion avec la prière de tous les chrétiens. Dans l'Eucharistie et la liturgie des heures, qui déploient le mystère du Christ et qui montrent la nature authentique de l'Église, ils manifestent de façon privilégiée leur union intime avec le Seigneur et son oeuvre de salut. En y trouvant leur nourriture quotidienne, dans un équilibre serein avec leur vie de travail, ils attestent avec force ce qui fait la raison d'être de leur mission particulière parmi les hommes. 
L'art cistercien lui-même, mis au service de la vie monastique, se développe avec une harmonieuse beauté dans des édifices qui proclament la splendeur et la gloire divines. Par son élégance et son dépouillement de tout ce qui ne favorise pas la rencontre du Créateur, il conduit l'homme vers Dieu pour lui en faire goûter la noblesse et la bonté. Il porte ainsi à entrer dans la prière et à cultiver l'intériorité qui mène à la connaissance du Seigneur. 
Frères et soeurs, héritiers du patrimoine cistercien, je vous invite à demeurer les témoins ardents et enthousiastes de la recherche de Dieu, par la célébration de la liturgie, source et sommet de votre vie monastique, par la lectio divina, écoute et méditation assidues de la Parole de Dieu reçue dans l'humilité et dans la joie, ainsi que par l'application fréquente à l'oraison, suivant l'invitation de votre Père saint Benoît. Vous y trouverez une source inépuisable de paix intérieure que vous aurez à coeur de partager largement avec tous. 

 

5. Notre époque connaît un engouement nouveau pour le patrimoine spirituel et culturel cistercien, exprimé dans vos monastères, qui connaissent bien des particularités quant à leur histoire, le contexte de leur présence ou encore leur façon de répondre aux attentes des Églises locales. Pour de nombreuses personnes, des interrogations spirituelles essentielles peuvent s'exprimer et s'approfondir grâce à l'accueil qui leur est proposé dans les monastères. Une communauté fraternelle de foi permet de percevoir un pôle de stabilité dans une société où les repères les plus fondamentaux disparaissent, surtout pour les plus jeunes. Fils et filles de Cîteaux, l'Église attend de vous que vos monastères soient parmi les hommes d'aujourd'hui, selon votre vocation propre, un signe éloquent de communion, une demeure accueillante pour ceux qui cherchent Dieu et les réalités spirituelles, des écoles de la foi et de vrais centres d'études, de dialogue et de culture pour l'édification de la vie ecclésiale et de la cité terrestre elle-même, dans l'attente de la cité céleste (Vita consecrata, n. 6). 
Je vous encourage aussi, suivant les circonstances, à discerner avec prudence et sens prophétique la participation à votre famille spirituelle de fidèles laïcs, sous la forme de "membres associés", ou bien, suivant les besoins actuels dans certains contextes culturels, sous la forme d'un partage temporaire de la vie communautaire (Vita consecrata, n. 56) et d'un engagement dans la contemplation, à condition que l'identité propre de votre vie monastique n'en souffre pas. 

 

6. La commémoration de la fondation de Cîteaux nous rappelle aussi la place de ce grand mouvement de renouveau spirituel dans les racines chrétiennes de I'Europe. Je me réjouis de savoir qu'au cours de cette année jubilaire plusieurs évocations permettront de mettre en relief cet aspect de l'héritage cistercien. La fécondité de votre charisme ne s'est pas limitée à vos communautés monastiques, mais en réalité elle est devenue une richesse commune pour toute la chrétienté. Alors que l'Europe poursuit son édification, je souhaite que ses inspirateurs puissent trouver dans l'esprit de Cîteaux les éléments d'un renouveau spirituel profond qui donne une âme à la convivialité européenne. 

 

7. Le désir d'une vie nouvelle à la suite du Christ, qui caractérise Cîteaux dès son origine, demeure une intuition d'une grande actualité. En effet, la Règle offre à chacun un droit chemin de perfection évangélique, grâce à un équilibre discret entre les différentes observances monastiques traditionnelles. Les moines trouvent dans ces exigences des instruments propres à les conduire à la puritas cordis et à l'unitas spiritus avec Dieu. Récemment, cela a été souligné par le Synode sur la vie consacrée, qui a voulu mettre en valeur la dimension prophétique et spirituelle de la vie religieuse. Notre monde, dans lequel les traces de Dieu semblent souvent perdues de vue, éprouve l'urgent besoin d'un témoignage prophétique fort de la part des personnes consacrées. Ce témoignage portera d'abord sur l'affirmation du primat de Dieu et des biens à venir, telle qu'elle se révèle dans la sequela Christi et dans l'imitation du Christ chaste, pauvre et obéissant, totalement consacré à la gloire de son Père et à l'amour de ses frères et de ses soeurs (Vita consecrata, n. 85). 
Revenant aujourd'hui à son inspiration primitive, après neuf siècles d'histoire continue pas toujours exempte de vicissitudes, la famille cistercienne se reconnaît en la grâce fondatrice des premiers Pères. Elle découvre aussi la légitime diversité de ses traditions, qui sont une richesse pour tous et qui expriment la vitalité du charisme originel; l'Église y voit l'oeuvre de l'unique Esprit à partir d'un don identique. 
En cette célébration de la fondation de Cîteaux, j'encourage vivement les communautés qui forment la grande famille cistercienne à entrer ensemble dans le nouveau millénaire, en véritable communion, dans la confiance mutuelle et dans le respect des traditions léguées par l'histoire. Que cet anniversaire du "nouveau monastère", qui pendant neuf siècles a eu un rayonnement si grand dans l'Église et dans le monde, soit pour tous le rappel d'une origine et d'une appartenance communes, ainsi que le symbole de l'unité toujours à recevoir et à construire ! 

 

8. L'actualité et la vigueur du charisme de Cîteaux en cette fin du deuxième millénaire ont été marquées par le témoignage rendu à l'Évangile de façon particulièrement significative par de nombreux fils et filles de la famille cistercienne. Je voudrais nommer le père Cyprian Michael Iwene Tansi que, aux jours mêmes de la célébration du neuvième centenaire de Cîteaux, j'aurai la joie de béatifier au Nigeria, son pays d'origine, où il a tant oeuvré pour apporter l'Évangile à ses compatriotes. 
Le sacrifice des Trappistes de Tibhirine est encore présent dans nos coeurs. Martyrs de l'amour de Dieu pour tous les hommes, ils ont été des artisans de paix par le don de leur vie. Ils invitent les disciples du Christ à demeurer le regard fixé sur Dieu et à vivre l'amour jusqu'au bout, se souvenant par-dessus tout qu'il n'y a pas de sequela Christi sans renoncement. Gardez leur mémoire comme un bien spirituel précieux pour la famille cistercienne et pour l'Église entière ! 

 

9. Reprenant les paroles de saint Bernard: "Si Marie vous protège, vous n'aurez rien à craindre; sous sa conduite, vous ignorerez la fatigue; grâce à sa faveur, vous atteindrez le but" (Les louanges de la Vierge Mère, deuxième homélie), je vous confie à Notre-Dame et Reine de Cîteaux et, saluant particulièrement la communauté du "nouveau monastère", qui célèbre aussi le centenaire du retour des moines après une longue interruption, j'envoie à tous les membres de la famille cistercienne une affectueuse Bénédiction apostolique. 

Du Vatican, le 6 mars 1998 

Johannes Paulus II 

(Texte français original) 

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Le mystère de l’Abbaye de Vauclair

Première visite audio réalisée par le département de l’Aisne - Format MP3

Dans l’Aisne, non loin de Reims, Lila, jeune journaliste, enquête sur le meurtre non résolu d’un moine en 1503. Des indices troublants, des bruits inquiétants et une voix mystique l’entraînent dans sa quête de vérité. Réussira-t-elle à percer le mystère de l’abbaye de Vauclair ?

02. La porterie > 1 mn 57
03. Le pigeonnier > 2 mn 08
04. Le bâtiment des convers > 2 mn 25
05. La salle capitulaire >  2 mn 31
06. Le Scriptorium (aile sud) > 2 mn 04
09. L'étang > 2 mn 41
 
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